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William San

art3f Monaco : mon mur Popsan et Medsan, trois ventes et le départ de Chou’s Spine

Par William San, le

William San, en polo beige, les mains en coupe comme s’il tenait une lune, sous Tsuki, une femme en kimono bleu qui tient une pleine lune, accrochée au mur noir du stand.

Le jeudi 10 septembre 2026, à 6 h 15, nous chargions le van à Orléans. Près de 950 kilomètres plus tard, à 18 h 23, nous le déchargions devant le Chapiteau de Fontvieille, à Monaco : six mètres de mur noir, vides. Le lendemain ouvrait le salon art3f de Monaco, du 11 au 13 septembre, et l’Atelier Joconde y avait son stand, avec mon père, Le Yack, mon frère, Neo Pablo, et moi. J’avais 22 ans, et j’exposais pour la première fois à Monaco.

Popsan en haut, Medsan en bas

Le mur de gauche du stand était le mien. En haut, les toiles Popsan, des huiles sur toile de 60 × 60 cm dans leur caisse noire : Le passage de la nuit, Akari au-dessus de Kingyo, et Shūden. Juste dessous, ma vague de Kanagawa en kintsugi, dans son cadre doré. Plus bas encore, sur de petites tablettes noires, les tirages de Medsan portant mon sceau, dont Chou’s Spine. Un panneau du stand présentait Medsan, à côté de celui de Neo Pablo.

Deux signatures sur un même mur, c’est exactement ce que je suis : Popsan cherche la lumière dans l’ombre, Medsan fait de la médecine un art. Et Medsan n’a pas attendu le samedi. Dès le premier jour, deux commandes sont arrivées de personnes qui me suivaient déjà sur Instagram, là où Medsan est né.

La colonne de gauche du mur : Akari, une femme et sa lanterne allumée, au-dessus de Kingyo, une femme qui tient un bol où nage un poisson rouge, et en dessous la vague de Kanagawa en kintsugi dans son cadre doré.
Samedi midi, avant les ventes : Akari, Kingyo et la vague en kintsugi.

Le vendredi à 16 h 30, Monaco Info est venue m’interroger devant ce mur. Je l’ai raconté dans l’article sur Akari.

Le samedi où le mur s’est vidé

Le samedi, une visiteuse a choisi les deux geishas, celle à la lanterne et celle au poisson. À 14 h 13, je me filmais devant Akari pour annoncer qu’elle venait d’être vendue, et qu’on ne pourrait plus la voir, hélas. Kingyo, mon œuvre préférée, partait avec elle.

William San, en chemise noire, badge au cou, parle face caméra devant Akari, qui vient d’être vendue.
Samedi, 14 h 13 : Akari vient d’être vendue.

D’un coup, le mur était un peu vide. J’ai vissé un crochet, et j’ai sorti de la réserve une toile que je gardais pour plus tard : Tsuki, une femme en kimono bleu qui tient une pleine lune au creux de ses mains. Elle a pris la place des deux geishas pour le reste du week-end.

Le soir, en sortant dîner, nous avons appris que la vague de Kanagawa en kintsugi était vendue elle aussi. Je crois que nous sommes revenus sur le stand avec le sourire. Trois œuvres Popsan sont parties pendant le salon. Ce samedi-là, en remettant une œuvre emballée à son nouveau propriétaire, je lui ai dit ce que j’aime entendre en retour : au plaisir de recevoir une photo de l’endroit où vous l’accrochez.

Le départ de Chou’s Spine

Le dimanche, une autre œuvre a quitté le mur, mais pas pour un salon. L’organisateur d’une exposition parisienne est reparti du stand avec Chou’s Spine, emballée, et deux semaines plus tard elle était accrochée à Paris, à « La Vie en Rose », à l’Hôtel de l’Industrie. C’est une toile Medsan sur le syndrome du cœur brisé, et je raconte son histoire ici.

Tsuki, elle, n’a pas été vendue à Monaco. Elle est repartie avec nous, et elle a trouvé preneur trois semaines plus tard, au salon art3f de Luxembourg.

Le dimanche à 18 h 55, on démontait. À 19 h 37, il ne restait plus rien sur les six mètres de mur noir. Quatre nuits à trois, cinq jours loin de l’atelier, et un mur qui s’était vidé plus vite que prévu.

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